Libellés

jeudi 15 octobre 2026

Huiles végétales : toutes cachères par nature ?

 Entre pureté végétale et complexité industrielle


L'huile d'olive, de tournesol, de colza ou encore de maïs font partie intégrante de

notre alimentation quotidienne. Parce qu'elles sont issues du monde végétal, nous

sommes tentés de les considérer comme cachères par nature.


Et, sur le principe, nous n'avons pas tort !


La Halakha (loi juive) autorise les huiles extraites d’espèces végétales permises.

Cependant, entre l'olive récoltée sur son arbre et la bouteille d'huile présente dans

notre cuisine, les procédés industriels sont longs et complexes : ils peuvent parfois

réserver quelques surprises.


Toutes les huiles végétales ne présentent donc pas les mêmes garanties de

cacherout.


L'olive : une simplicité parfois trompeuse ! Attention aux arômes !


Nos Sages ont explicitement autorisé l'huile d'olive produite par des non-Juifs. Cette

permission est notamment rapportée dans le Choul'hane Aroukh (Yoré Déa 114:7).


Ainsi, une huile d'olive vierge extra, obtenue exclusivement par des procédés

mécaniques, ne présente généralement pas de problème particulier de cacherout, à

condition qu’on puisse s’assurer de l’authenticité de son origine et de l'absence de

contamination.

Une vigilance supplémentaire s'impose pour les huiles produites en Israël, qui

nécessitent notamment le prélèvement des Téroumot et Maasserot (dîmes agricoles

réservées aux Cohanim en état de pureté), conformément aux lois applicables à

toutes les productions agricoles de la Terre d'Israël.


Attention aux huiles aromatisées !


Depuis quelques années, les huiles d'olive aromatisées connaissent un véritable

succès : truffe, basilic, citron, ail, piment ou encore herbes de Provence.


Mais derrière ces appellations gourmandes se cachent parfois des réalités

industrielles très différentes.


Une huile aromatisée peut être obtenue par simple macération de végétaux, mais

également par l'incorporation d'arômes naturels ou artificiels, dont la composition et

les supports ne sont pas toujours connus du consommateur.


Certains arômes peuvent contenir des solvants, des supports ou des composants

problématiques au niveau de la cacherout. De même, les équipements utilisés pour

leur fabrication peuvent soulever des questions halakhiques.


Une huile d'olive pure et une huile d'olive aromatisée ne doivent donc pas être

considérées de la même manière.


Dès lors qu'un arôme ou un autre ingrédient est ajouté, une vérification spécifique

devient nécessaire et on devra se référer aux différentes listes de cacherout.

Par contre, les mentions : « première pression à froid » ou « extraction à froid »

constituent des indications intéressantes sur le procédé de fabrication. Ces mentions

ni ne rajoutent ni n’enlèvent quoi que ce soit au regard du droit rabbinique. Ces

huiles d’olive non aromatisées sont donc permises même sans garantie rabbinique.


Tournesol, colza et maïs : des huiles ordinaires, des procédés complexes


Les huiles de tournesol, de colza et de maïs sont généralement considérées comme

peu problématiques lorsqu'elles sont pures et produites selon des procédés

industriels maîtrisés.


Cependant, contrairement à l'huile d'olive vierge, ces huiles subissent fréquemment

plusieurs étapes de raffinage : neutralisation, décoloration, désodorisation et

filtration.


Ces opérations peuvent faire intervenir des auxiliaires technologiques ou des

équipements partagés avec d'autres productions, ce qui exige la vigilance du

consommateur qui recherchera alors un tampon rabbinique.

Un phénomène intéressant concerne certaines huiles commercialisées par les

grandes enseignes de distribution, notamment sous leurs marques propres.

Il arrive que des huiles de tournesol vendues dans des enseignes comme Lidl

proviennent d'unités de production bénéficiant d'une certification rabbinique

reconnue, notamment celle de OU (Orthodox Union), sans que le logo de cet

organisme n’apparaisse sur l'emballage.


Cette information, généralement méconnue du grand public, peut parfois être

retrouvée grâce au code d'identification de l'usine, présent sur l'emballage ou

permettant de remonter jusqu’au fabricant


La vigilance s’impose particulièrement pour les mélanges d'huiles, les préparations

pour friture et les huiles incorporant des additifs.


Il convient donc de distinguer une huile végétale pure, dont la composition et le

procédé sont connus, d'une préparation industrielle plus complexe nécessitant une

supervision plus approfondie.


L'huile de pépins de raisin : un cas particulier


L'huile de pépins de raisin mérite une attention spécifique.


En effet, contrairement aux autres huiles végétales, elle provient d'un fruit dont

certains dérivés, notamment le vin et le jus de raisin, sont soumis à des règles

halakhiques particulières.


La question ne concerne pas uniquement l'huile obtenue, mais également l'origine

des pépins et les conditions dans lesquelles ils ont été récupérés et transformés.


Les pépins peuvent notamment provenir de résidus de vinification, ce qui soulève

des interrogations concernant leur statut halakhique puisque, comme on le sait, le vin

cachère doit être produit sous surveillance rabbinique sérieuse.


Bien que différentes discussions existent parmi les décisionnaires concernant ces

dérivés, les organismes de cacherout exigent, et c’est bien compréhensible,

généralement une certification spécifique pour l'huile de pépins de raisin.


Il serait donc imprudent de la considérer automatiquement comme une simple huile

végétale et, en l’absence de tampon rabbinique, il convient de s’en abstenir.


Huile de palme, graisses végétales et margarine : quand la chimie entre en

cuisine


L'huile de palme, tout comme les autres huiles végétales, ne présente pas d'interdit

intrinsèque de cacherout.


Toutefois, son utilisation dans l'industrie agroalimentaire nous conduit vers un univers

bien plus complexe : celui des graisses transformées.


L'industriel ne se contente pas toujours d'extraire une huile. Il peut également

modifier ses propriétés physiques pour obtenir selon des procédés connus de lui seul

une texture, une résistance à la chaleur ou une consistance particulière.


Parmi les procédés utilisés figurent le fractionnement, l'hydrogénation et

l'interestérification.


Certaines transformations peuvent faire intervenir des catalyseurs, des enzymes ou

des matières grasses de différentes origines. Leur compatibilité avec les exigences

de la cacherout doit alors être vérifiée.


La margarine : végétale ne signifie pas forcément parvé (neutre, ni « viande »

ni « lait ») !


Le cas de la margarine illustre parfaitement cette complexité.


Souvent présentée comme une alternative végétale au beurre, elle est en réalité une

préparation industrielle pouvant contenir plusieurs huiles, de l'eau, des émulsifiants,

des arômes, des colorants et parfois des ingrédients d'origine laitière.


Les mono- et diglycérides d'acides gras, fréquemment utilisés comme émulsifiants,

peuvent provenir de matières premières végétales mais aussi, parfois, animales.


Par ailleurs, certaines margarines contiennent du lactosérum, du lait écrémé ou

d'autres dérivés laitiers.


Une margarine peut donc être végétale en apparence, sans être nécessairement

parvé, voire sans être du tout cachère !


La certification rabbinique permet de vérifier non seulement l'origine des ingrédients,

mais également les procédés de fabrication et le statut « lacté » ou parvé du produit.


Cette distinction est particulièrement importante pour les consommateurs qui utilisent

la margarine dans des préparations destinées à accompagner un repas bassari

(carné).


Conclusion : la cacherout ne s'arrête pas à l'étiquette


L'exemple des huiles végétales nous rappelle une réalité essentielle de la cacherout

moderne : l'origine végétale d'un produit ne suffit pas toujours à garantir son statut

halakhique.


Entre les huiles pures, les huiles aromatisées, les dérivés du raisin et les matières

grasses transformées, les différences peuvent être considérables.


Il ne s'agit évidemment pas de suspecter systématiquement tous les produits

industriels, mais de comprendre que la cacherout exige parfois de regarder au-delà

de la simple liste des ingrédients.


Car aujourd'hui, la véritable question n'est plus seulement : « De quoi ce produit est-il

composé ? »


Mais aussi et surtout : « Comment, avec quoi et sur quels équipements a-t-il été

fabriqué ? »


C'est précisément là que réside tout le défi de la cacherout dans l'industrie

alimentaire moderne. Et ce n’est qu’une partie des questions que doit se poser le

consommateur soucieux de manger cachère !

En cette période de Hanoucca où nous célébrons le besoin d’huile pure pour le

chandelier du Temple, restons vigilants quant à la pureté de l’huile sur notre table !

Joyeux Hanoucca à tous !


Rav David Naccache – Expert en cacherout – Rabbin de Nanterre

dimanche 12 juillet 2026

Le miel est il vraiment du miel ?

 À Roch Hachana, il y a miel et miel…


À l’approche de Roch Hachana, le miel occupe une place privilégiée sur nos tables. En trempant la pomme dans le miel, nous formulons notre prière et notre espoir de voir s’ouvrir devant nous une année douce, remplie de bénédictions.


Pourtant, lorsque l’on aborde la question de la cacherout, il convient de se rappeler qu’il existe véritablement miel et miel.


Le miel d’abeille pur, issu du nectar des fleurs et transformé naturellement par l’abeille, ne présente généralement pas de difficulté particulière de cacherout. Bien que l’abeille elle-même ne soit pas un animal consommable, nos Sages nous enseignent que le miel est permis, car il ne provient pas du corps de l’abeille mais du nectar qu’elle collecte et transforme. Les miels issus d'arbres tel que miel de sapin, d'épicéa ou autre sont selon certains avis problématique au niveau de leurs cacherout. 

mercredi 8 juillet 2026

EXISTE-T-IL PLUSIEURS NIVEAUX DE CACHEROUT ?

 Nombre de nos lecteurs connaissent la différence entre les viandes glatt, ‘halak ou encore la

différence entre le lait chamour et le lait non chamour. Cependant, face à la multiplication

des labels de cacherout et l’explosion de la demande du marché cachère qui cherche à

obtenir toujours davantage de produits, fabriqués par des industriels plus ou moins sérieux,

il est clair qu’il existe une différence, notamment dans les « KOULOT » (permissions) que

s’autorisent certains labels.

Les divers niveaux peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs :

1. Les divergences d’opinion au niveau de la Halakha.

2. Les critères objectifs retenus par les labels de Cacheroute.

3. Le facteur humain.

4. Le côté financier

Etudions-les attentivement, un à un.

Gardez les yeux ouverts !

 Rav David Naccache : Gardez les yeux ouverts !

Spécialiste de la cacherout, Rav David Naccache – rabbin de Nanterre – nous

rappelle de garder les yeux ouverts quand nous allons aux courses !


Cachère Magazine : Certains magasins sont connus pour vendre des produits

cachères : peut-on s’y approvisionner les yeux fermés ?

Rav David Naccache : Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays

comme l’Italie par exemple, n’importe quel magasin en France peut annoncer

qu’il est cachère. En effet, en France, les magasins sont gérés par des

commerçants qui ont choisi de vendre des produits cachères mais sans aucune

supervision rabbinique. On peut donc y trouver des produits « logiquement

cachères » ou autorisés sur différentes listes mais sans aucune garantie de

cacherout sérieuse. Ainsi, à côté d’un paquet de gâteaux fabriqué sous

surveillance rabbinique, on peut trouver des gâteaux de grande marque certes

mais qui n’offre aucune garantie de cacherout. Le consommateur doit donc

rester vigilant !

Le vin cachère : tradition, vigilance et responsabilité

 Le vin occupe une place toute particulière dans la tradition juive. Comprendre le vin casher, c’est

avant tout comprendre les spécificités halakhique de cette boisson si mystérieuse, et les process

compliqués qui sont appliqués pour son elaboration.

Il n’est pas un simple produit de consommation : il est vecteur de sainteté. On sanctifie le Chabbat et

les fêtes avec le Kiddouch, on accompagne les moments de joie comme les mariages, les Brit Milah,

et même certains instants de recueillement, par une coupe de vin.

Les défis de la cacherout dans l’industrie alimentaire moderne à Pessah

 Kitniyot et industrie moderne : une réalité plus complexe qu’il n’y paraît


À l’approche de Pessa’h, une question revient souvent :

« Tel ou tel produit est seulement interdit aux Ashkénazes : pourquoi serait-il

problématique pour les Séfarades ? ».

Pour répondre, il faut connaitre aussi bien la Halah’a que les procédés de

fabrication modernes. Dans l’industrie alimentaire moderne, rien n’est simple

et ce n’est pas quelques lignes signalant tel ou tel ingrédient qui peuvent nous

éclairer.

Qu’est-ce que le ‘hametz ? Qu’est-ce que les Kitniot ?

Durant les huit jours de Pessa’h, il est interdit de consommer du ‘hametz,

même en quantité infime. Le ‘hametz (communément traduit par levain) est

constitué d’une des cinq céréales (blé, orge, épeautre, seigle et avoine) qui

aurait été en contact avec de l’eau pendant plus de dix-huit minutes avant

cuisson.

Le lait chamour

 Le lait chamour : au-delà de la permission, une exigence de Yirat Chamaïm

Dans le monde de la cacherout, la question du lait occupe une place centrale. Si certains

consommateurs pensent qu’il suffit qu’un produit porte un label cachère pour que toute distinction

disparaisse, la réalité halakhique est plus nuancée. Entre lait surveillé, lait non surveillé, poudre de

lait et fromages, il existe plusieurs niveaux. Comprendre ces différences permet de mieux saisir

pourquoi, pour beaucoup, le lait chamour demeure une référence essentielle.

Qu’est-ce que le lait chamour ?

Le lait chamour désigne un lait dont la traite et la chaîne de production ont fait l’objet d’une

surveillance stricte, conforme aux exigences halakhiques, afin de garantir qu’aucun lait non autorisé

n’y ait été introduit. (Il est connu que le lait de certains animaux non-cachères permet une meilleure

conservation et la tentation est grande pour certains producteurs d’en ajouter une petite quantité…).

Historiquement, les Sages ont exigé cette surveillance afin d’écarter tout risque de substitution ou de

mélange. Cette exigence est connue sous le nom de ‘halav Israël.

jeudi 2 juillet 2026

La Cacherout des Alcools

 

L'alcool (alimentaire) est produit à partir de fruits et légumes ou de plantes qui en produisent naturellement par fermentation. Cette réaction biochimique est due aux levures (des champignons microscopiques) dégradant le sucre dans les fruits pour le transformer en éthanol. Cette Alcool servira de base pour produire une liqueur ou un alcool type vodka ou whisky ect. Le problème de Cacherout se pose quand on produit cet alcool de base est fait à partir de Raisin.

La Vodka

Nature non aromatisée : Uniquement distillée et mise en bouteilles aux USA, Canada, Royaume Uni, Pologne - et portant la mention "Distilled from Grain" ou "Pure Grain". Ici la législation permet de confirmer la Cacherout de ces Vodka. Le seigle et le blé sont ici les céréales qui vont servir à la fermentation. La France est un pays qui regorge de Raisins et qui fabrique beaucoup ces vodkas à partir d’alcool de Raisins. Sans autorisation rabbinique (comme par exemple la Grey Goose ) il faut pas en boire.

 Lorsqu’une Vodka est aromatisée il faut se reporter aux listes existantes.

Le Whisky

Les Whisky mentionnant « Distillé et Mise en bouteille en Ecosse » profite d’une législation permettant de confirmer leurs Cacherout. Le whisky Irlandais malgré des méthodes de fabrication assez similaire ne peux pas être autorisé sans vérifications.

L’amélioration de la saveur et la consistance sont deux facteurs très importants dans le monde commercialisé d’aujourd’hui. La cohérence de la saveur est maintenue par le mélange de divers whiskies par des maîtres mélangeurs, bien qu'ils aient les mains liées par les restrictions de la loi sur le whisky qui ne leur permet pas d'ajouter quoi que ce soit à leur whisky, les distillateurs écossais ont trouvé un moyen d'améliorer la saveur de leur whisky, en rehaussant la saveur de leur whisky. -faire mûrir leur whisky dans des fûts de vin frais, lui infusant ainsi la saveur du vin spécifique dont le bois du fût est imprégné.

En Irlande, ils sont autorisés à ajouter une certaine quantité d'arôme à leur whisky afin de ne pas avoir à utiliser des fûts de vin pour aromatiser leur whisky

Concernant les Whisky qui sont vieilli dans des futs ayant contenu du vin ou du cognac (ce n’est parfois pas écrit sur la bouteille) fait l’objet d’une autorisation par Rav Moshe Feinstein qui n’est pas accepté notamment par le Public les plus stricte qui ne consomme que du MEHADRIN.

Le whisky américain (ou bourbon) est également autorisé en général il est généralement distillé à partir de Maïs.

Ceux aromatisés sont généralement pas autorisé et donc non Casher (mis à part le Jack Daniel miel produit en Europe) 

Les Whisky japonais lorsqu’il sont Single Malt ont été autorisé (autorisation également considéré pas MEHADRIN). Les Whisky français ont par défaut la même problématique que les Vodkas française.

Pour toutes autres alcool telle que les eaux de vie, les liqueurs ect il faut soit qu’elle soit estampillée Casher, soit sur une liste sérieuse car sans cela nous n’avons pas de certitude sur l’alcool de base utilisé. Demandez au producteur n’est jamais une valeur sure (il cherche à vendre son alcool et n’est pas digne de confiance).

mardi 30 juin 2026

La Semaine "Maigre"

Voici quelque règles et coutumes pour la semaine maigre (du 1 au 9 av )

- On ne mange pas de viande et pas de vin pendant cette semaine à partir du Mercredi 15 Juillet ( 21h50) pour les Sepharadim et a partir du Mardi 14 Juillet (21h51) pour les Achkenazim jusqu'au vendredi 24 Août à 14h (sauf pour chabbat ). Il ya en réalité 2 périodes : Du 14 au 18 Juillet inclus et du 19 au 24 Juillet Hatsot. Dans cette dernière période on augmente le deuil.  

- On devra diminuer dans tout signe de joie extérieurs. 

-On a coutume d’écouter un "siyoum" (conclusion d'un traité talmudique) vous pourrez l’écouter durant cette période sur radio j.
Un syoum aura lieu sur Radio J tous les jours à 14h10 à partir de Roch Hodech Av (15 Juillet) jusqu'au 15 Av (29 Juillet)

-Il faudra éviter un maximum de pratiquer des sport dangereux (piscine , parc d'attraction)  ou voyager en avion 

-On rajoutera dans la "tsedaka" durant ces jours .

Cette année (5784) le jeune du 9 av tombe Jeudi 23 Juillet. 

P.s. l'interdiction de consommer de la viande et du vin durant cette période concerne tous les produits carnés (même si selon certaines coutumes on peut manger de la viande séché telle que charcuterie ou similaire). Les alcools autre que le vin sont autorisés. 

lundi 3 mars 2025

Vision De La Paracha


Parachat Tetsavé
Exode 27, 20 - 30, 10



D.ieu commande à Moïse de recevoir des Enfants d’Israël de l’huile d’olive pure pour alimenter la « flamme perpétuelle » de la Ménorah, que Aharon devra allumer chaque jour, « du soir jusqu’au matin ».

Les vêtements sacerdotaux que les Cohanim (prêtres) devaient porter lors de leur service dans le sanctuaire sont décrits. Tous les Cohanim portaient : 1. la ketonet – une tunique de lin, 2. les mikhnassayim – pantalons de lin,  3. la mitsnefet ou migbaat – un turban de lin, 4. la avnet – une longue ceinture portée au dessus de la taille.

En plus de ces habits, le Cohen Gadol (le « grand prêtre ») portait : 5. le efod – une sorte de tablier, tissé de fils laine et de lin teints d’azur, de pourpre et d’écarlate et de fils d’or, 6. le ‘hochen – un pectoral comportant douze pierres précieuses gravées aux noms des douze tribus d’Israël, 7. le mé’il – une cape de laine bleue, avec des clochettes et or et des ornements en forme de grenade à sa lisière, 8. le tsits – une plaque d’or portée sur le front comportant l’inscription « Saint pour D.ieu ».

lundi 16 septembre 2024

Vision De La Paracha

Paracha Ki Tavo

Deutéronome 26, 1 - 29, 8



Le verset (ki tavo 26 ,1) dit : "Et tu sera, lorsque tu viendras dans le pays que l’Éternel ton d... te donne en héritage, tu en hériteras et tu t'y intalllera". Commentant ce verset, Rachi explique "et, ce sera, lorsque tu viendras, tu en hériteras et tu t'y installeras : cela veut dire qu'ils furent astreints à apporter des prémices ( premier fruit ) uniquement après la conquête du pays et son partage (7 années de conquête et 7 années de partage - la mitsva des prémices commença donc 14 ans après l'entrée en terre sainte ) ". En revanche, le Sifri (au paragraphe 297), précise "et, ce sera, lorsque tu viendras dans le pays : l'expression -et, ce sera- fait allusion à ce qui est immédiat ( que la mitsva s'appliqua non pas 14 ans après l'entrée en terre sainte mais immédiatement ).

mercredi 4 septembre 2024

Vision De La Paracha

Paracha Choftim
Deutéronome 16, 18 - 21, 9


Moïse enjoint au peuple de nommer des juges et des officiers de police à chaque porte de la ville. « Justice, c’est la justice que tu poursuivras », commande-t-il et elle devra être rendue sans corruption ni favoritisme. Les crimes seront l’objet d’investigations méticuleuses et les preuves soigneusement examinées. Il faut qu’au moins deux témoins crédibles soient entendus pour qu'un suspect soit reconnu coupable et qu’une sanction puisse être prononcée.

Dans chaque génération, dit Moïse, certains se verront confier la charge d’interpréter et d’appliquer les lois de la Torah. « Selon la doctrine qu’ils t’enseigneront, selon la règle qu’ils t’indiqueront tu procéderas ; ne t’écarte de ce qu’ils t’auront dit ni à droite ni à gauche. »(d'ici nous savons q'un commandement des sages est aussi important q'un commandement divin)

dimanche 18 août 2024

Le 15 av


Le jour de la joie pure


Un texte talmudique (Taanit 26b) qui, aujourd'hui, peut nous paraître doublement étrange nous l'enseigne : au temps du Temple, il n'y avait pas de plus grandes fêtes que Yom Kippour et le 15 Av.
Jours de joie pure liés par deux évènements comparables et infiniment heureux. Yom Kippour, on le sait, est l'anniversaire du jour où D.ieu pardonna aux enfants d'Israël la faute du veau d'or. Le 15 Av, D.ieu pardonna de même la faute des explorateurs.
D'autres évènements heureux survinrent certes un 15 Av mais celui-là, sans doute, est sans égal : pour avoir ajouté foi au récit des explorateurs qui prétendaient impossible l'installation en Terre Promise, les hommes de la génération de la Sortie d'Egypte avaient été condamnés à errer dans le désert. Chaque année, le 9 Av, un certain nombre d'entre eux mourraient. La quarantième année, rien n'advint le 9 Av. Mais on doutait de la date. Quand cependant, le 15 Av, la pleine lune apparut, on sut avec certitude que la date fatidique était dépassée, que les survivants avaient été "séparés pour la vie". D.ieu, là encore, avait pardonné.