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dimanche 3 août 2014

Lait Chamour quesako ?

Voici ce que le Rav (Rabbi Menahem Mendel, Tséma'h Tsedek, 1789-1866) a raconté à mon père, le Rav Yé'hiel Michel Epstein (1829-1908).
Lorsque mon grand-père, Rabbi Chnéour Zalman a été libéré de prison à Petersbourg (19 Kislev 5559, 1798) où il avait été emprisonné suite à une dénonciation calomnieuse dans le cadre de la querelle contre les 'Hassidim, il séjourna une quinzaine de jours à Petersbourg. Ainsi lui avait on conseillé, afin de ne pas donner l'impression qu'il cherchait à échapper à une surveillance qui découvrirait des faits nouveaux pouvant causer une nouvelle inculpation. Et de plus, il pourrait se reposer des tensions et soucis que lui avaient causé l'emprisonnement et les interrogatoires.
A cette époque, vivait à Petersbourg un des 'Hassidim de Rabbi Chnéour Zalman, Reb Michaël Lepler. Sa condition et ses fréquentations lui permettaient d'avoir une grande maison, et c'est là que plusieurs chambres et salons furent mis à la disposition du Rabbi, et de son entourage, et des nombreux visiteurs.
Un matin, lors du petit déjeuner, alors que le Rabbi était assis avec de nombreux élèves attentifs à ses paroles, il demanda un thé avec du lait.
Quelques instants plus tard, une carafe de lait était apportée devant le Rabbi. Mais il continua à parler avec ses invités, et dix minutes plus tard manifesta à nouveau son souhait de boire du lait. Bien qu'on lui répondit que le lait était déjà posé sur la table, le Rav continua à s'entretenir avec ses invités, poser des questions, répondre …
Puis il s'interrompit à nouveau. "Pourquoi on ne m'apporte pas du lait?".
Tous les présents furent surpris. N'avait-on pas dit que le lait était déjà sur la table?
Reb Michaël poussa la carafe vers les mains du Rabbi. "Voici Rabbi, le lait est ici!"
Le Rabbi sursauta et s'écria:
"Combien sont justes les paroles de nos Sages, qui disent "un lait trait par un non juif, un juif ne le voit pas", et parce que ce lait a été trait par un non juif sans qu'un juif assiste à la traite, comme il le faut, voici pourquoi je ne l'ai pas vu".
On s'enquit dans la cuisine, et il s'avéra que la traite de ce lait n'avait pas été surveillée par un juif, et tous s'étonnèrent.

dimanche 5 janvier 2014

RACHI - Rabbi Chlomo Its’haki

LA VIE DE RACHI

(4800-4865 ; 1040-1105)                                

Chaque élève du « ’heder » ou de la yechiva connaît ce nom. Avec quelle impatience tous les petits enfants juifs attendent-ils le jour heureux où ils commenceront à étudier le ‘Houmach avec Rachi ! L’écriture elle-même de Rachi est fascinante ! Une fois que l’étude du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi est entamée, les enfants savent qu’ils ont atteint un nouveau jalon sur la voie merveilleuse de l’érudition et de la sagesse.

mercredi 18 septembre 2013

LE PRIX D'UN ETROG


Jusqu'où peut-on s'engager?


Dans une petite bourgade d’Europe vivait une fois un rabbin. C’était un homme saint, attentif à observer les mitsvot du mieux qu’il pouvait, sans en négliger le moindre détail. S’il les observait toutes avec un égal scrupule, il avait cependant une prédilection toute particulière pour celle des « Quatre Espèces » (loulav, étrog, myrte et saule), car c’était une mitsva qui ne pouvait être accomplie, comme d’autres, tout au long de l’année. Souccot était la seule occasion où elle peut être observée. De plus, que de pensées élevées, que de symboles se rattachent à cette mitsva ! Rien d’étonnant, dès lors, que le rabbin fût désireux d’avoir l’étrog le plus parfait et que, pour être sûr de se le procurer chaque année, il ne lésinât pas sur la dépense.