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mardi 15 mai 2018

Les noms de la fête de Chavouot


Aussi étrange que cela paraisse, la date du jour où la Torah nous fut donnée n'est pas mentionnée dans le texte biblique. Pourtant, Chavouot a pour but la célébration de cet événement important entre tous.

Sept semaines

Chavouot, qui est célébré les 6 et 7 Sivan, est indiquée dans la Torah seulement comme étant la fête qu'on célèbre à l'expiration de la période des sept semaines qui suivent le jour de l'offrande du Omère au Temple. En effet, le cinquantième jour de ce compte correspond régulièrement au 6 du troisième mois (Sivan), le jour où nous célébrons le Don de la Torah.

La fête tire ainsi son nom de cette période qui la précède : Chavouot signifie « Semaines ».

La raison de ce rapport étroit entre la fête et la période qui la précède est dans l'intention d'associer dans notre esprit Chavouot et Pessa'h. Car Chavouot se présente presque comme la conclusion de Pessa’h. La fête est d’ailleurs connue dans le Talmud sous le nom de Atséreth, qui signifie « conclusion » ou « clôture ».1

Nos Sages nous expliquent que si la date exacte du Don de la Torah sur le Mont Sinaï n'est pas mentionnée dans la Bible, c'est afin que nous sachions que la Torah doit être considérée par nous chaque jour comme si elle venait de nous être donnée.

Le Don de la Torah

Dans nos prières et dans le Kiddouche nous nous référons à Chavouot comme Zemane Matan Toraténou – « la Saison du Don de notre Torah ». La Révélation sur le Mont Sinaï, quand D.ieu nous donna la Torah, eut lieu le saint jour du Chabbat 6 Sivan, en l'an 2448 après la Création. Voici la date vraiment importante que nous devons retenir, car c'est à partir d'elle que nous sommes devenus le peuple juif.

La Fête de la Moisson et des Prémices

Plus tard quand notre peuple s'établit dans la Terre Sainte et que le saint Temple fut érigé à Jérusalem, la fête de « Matane Torah » acquit encore plus d'importance comme Fête de la Moisson (‘Hag HaKatsir) et comme Jour des Premiers Fruits (Yom HaBicourime), car c'était l'époque de la récolte du blé, et deux pains de farine de froment étaient portés en offrande au Beth Hamikdache en signe de gratitude envers D.ieu pour l'abondante récolte.

Chavouot est la seconde des Trois Fêtes de Pèlerinage (Chaloch Régalim), les deux autres étant Pessa'h et Souccot. Contrairement aux deux autres fêtes qui comportent des Mitsvot spécifiques (la Matsa, le Maror, etc. à Pessa’h ; la Souccah, les « quatre espèces » à Souccot), Chavouot n'a aucune Mitsva particulière, ni aucune cérémonie distincte. La raison en est qu’à Chavouot nous la Torah entière fut donnée et, par voie de conséquence, les Mitsvot dans leur totalité.


NOTES
1. comme Chemini Atséreth, qui est la conclusion de la fête de Souccot.

source : http://www.fr.chabad.org/

jeudi 15 février 2018

Vision De La Paracha


Paracha Térouma                                                                                          
Exode 25, 1 – 27, 19

Il est demandé au peuple d’Israël de faire don de 15 matériaux – or, argent, cuivre ; laine teinte de bleu, de pourpre et de rouge ; lin, poils de chèvre, peaux d’animaux, bois, huile d’olive, épices et gemmes – desquels D.ieu dit à Moïse « Ils Me feront un sanctuaire et Je résiderai parmi eux. »

Au sommet du mont Sinaï, Moïse reçoit des instructions détaillées sur la façon de construire cette demeure pour D.ieu afin qu’elle puisse être facilement démontée, transportée et réassemblée lors du voyage du peuple dans le désert.

Dans la pièce la plus intérieure du sanctuaire, derrière un rideau artistiquement tressé, se trouvait l’arche contenant les tables du témoignage sur lesquelles étaient gravés les Dix Commandements ; sur le couvercle de l’arche, se tenaient deux chérubins ailés, taillés dans un bloc d’or pur. Dans la pièce extérieure se dressait la Ménorah à sept branches et la table sur laquelle les « pains de proposition » étaient disposés.

Les trois murs du sanctuaire étaient composés de l’assemblage de 48 planches de bois qui étaient chacune recouverte d’or et tenue par une paire de socles en argent. Le toit était constitué de trois couches de couvertures : a. des tapisseries multicolores de laine et de lin, b. une couverture de poil de chèvre, c. une couverture en peau de bélier et de ta’hach. Face à l’entrée du sanctuaire, une tenture brodée était tenue par cinq poteaux.

Entourant le sanctuaire et l’autel recouvert de plaques de cuivre, il y avait une clôture de tentures de lin soutenues par 60 poteaux en bois comportant des crochets et des ornements en argent et renforcées par des pieux de cuivre.

lundi 8 janvier 2018

Vision de la Paracha

Prachat Vaera
Exode 6, 2 - 9, 35



Devant son obstination à ne pas libérer le peuple hébreu de l’esclavage qu’il leur fait endurer, Moché et Aharon avertissent Pharaon que H’ sanctionnerait l’Egypte jusqu’à ce qu’il finisse par libérer le peuple. Pharaon reste de marbre, alors H’ afflige par l’intermédiaire de Moché et Aharon les 10 fameuses plaies sur l’Egypte.
Sans jamais les affecter, chacune des plaies contient pour les Bnei Israel eux-mêmes une leçon à suivre pour le service de D...
 Voici l’explication profonde que délivre la ’Hassidout pour les deux premières plaies.

jeudi 21 décembre 2017

Vision De La Paracha

Paracha Vayigach

Genèse 44, 18 - 47, 27


Le verset Vayigach 44, 18 dit : "Yehouda se présenta devant lui ( yossef ) et il dit : mon maître, de grâce, que ton serviteur prononce une parole aux oreilles de mon maître et que ta colère ne s'enflamme pas contre ton serviteur, car tu es comme le pharaon". Et, l'on peux donner de ce verset la lecture suivante:

"Yehouda se présenta devant lui" : Un juif doit se présenter devant le Yossef , le tsaddik de sa génération, afin de recevoir sa bénédiction ( le tsaddik révèle la bénédiction, pour l'ensemble de sa génération et il est donc nécessaire de se présenter devant lui pour la recevoir).

mardi 14 novembre 2017

Vision De La Paracha

Paracha Toldot
Genèse 25, 19 - 28, 9


Isaac épouse Rébecca. Vingt ans durant, ils restent sans enfants, puis voient leurs prières exaucées. Mais Rébecca connaît une grossesse difficile, car « les enfants luttaient en elle ». D.ieu lui dit : « Deux nations sont dans ton sein. L’aîné obéira au plus jeune ».

Esaü apparaît le premier suivi par Jacob tenant, de la main, le talon de son frère. Esaü devient « un chasseur rusé, un homme des champs », Jacob est « un homme intègre », qui demeure dans les tentes de l’étude. Isaac préfère Esaü, Rébecca aime Jacob. Rentrant d’une chasse, fatigué et affamé, Esaü vend son droit d’aînesse à Jacob contre un plat de lentilles rouges.

jeudi 9 novembre 2017

Vision de la Paracha - Hayé Sarah

   L'effort de l'homme qui révèle la bénédiction

Le verset 'Hayé Sarah 24, 26 dit : "Its'hak la conduisit dans la tente de Sarah, sa mère" et Rachi explique : "Tant que Sarah était vivante, une bougie était allumée d'une veille du Chabbat à la veille du suivant, la pâte recevait une bénédiction et une nuée était liée à la tente. Après son décès, tout cela disparut et fut restitué avec l'arivée de Rivka".

On peux constater que ces trois miracles se produisirent, non pas de but en blanc, mais, à chaque fois, après une certaine action, un certain accomplissement :

" Une bougie était allumée d'une veille du Chabbat à la veille du suivant" : Tout d'abord Sarah allumait une bougie et c'est uniquement après cette action que la bénédiction se révélait. L'intervention de Sarah était donc indispensable.

"La pâte recevait une bénédiction" : Tout d'abord, Sarah préparait la pâte et après cela la bénédiction se révélait.

"Une nuée était liée à la tente" : La tente fut préparée par Sarah et après cela la bénédiction se révélait.

Cela veux dire que c'est uniquement quand un homme introduit son propre effort et s'aquitte de son obligation, dans toute la mesure de ses capacités, que Hachem lui accorde la bénédiction et l'influence dont il a besoin..



Autre article sur la paracha 'Hayé Sarah cliquer ici

mardi 24 octobre 2017

Vision De La Paracha

Paracha lekh lekha
Genèse 12:1-17:27

Il ne serait pas excessif de dire que les deux mots qui ouvrent la paracha et lui donnent son nom – Lekh lekha, « Va vers toi » – sont les mots les plus importants jamais prononcés dans l’histoire. C’est par ces mots que D.ieu mit Abraham sur la voie qui allait inverser le processus de déclin dans lequel l’humanité se trouvait bloquée depuis l’expulsion du Jardin d’Éden, une voie qui allait finalement mener au Don de la Torah sur le mont Sinaï.

Il y eut, comme nous le savons, un certain nombre de justes qui précédèrent Abraham, mais aucun parmi eux ne réussit – et certains ne montrèrent pas même d’intérêt – à endiguer le courant d’éloignement de D.ieu qui s’était étendu à la terre entière. Au mieux, ils préservaient les anciennes traditions dans les endroits où ils vivaient reclus, à l’abri d’un monde hostile à la Divinité et protégés de son influence négative. Ces justes manquèrent du courage ou de la créativité nécessaire pour résister et s’opposer à cette corruption et tenter de soigner la rupture entre le ciel et la terre.