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lundi 12 avril 2021

Vision De La Paracha - Les plaies et l'existence nouvelle

Paracha Tazria
Lévitique 12, 1 -13, 59


Le verset 12, 2, introduisant la Paracha Tazria dit : "Une femme qui ensemencera ..." et l'on sait que le nom d'une Paracha exprime la totalité de son contenu. Il convient donc de comprendre comment le contenu de la Paracha Tazria est exprimé par l'expression : " qui ensemencera".

En l’occurrence, le contenu de la Paracha Tazria est la définition des différentes formes de plaies, lesquelles semblent aller à l'encontre d'un "ensemencement" , qui est l'expression de la vie, de ce qui pousse et se développe. En effet, une plaie est exactement le contraire de tout cela ( elle est une flétrissure de la vie ), et nos sages, disent même que le lépreux est considéré comme mort ( de son vivant ! ).

En fait, la Torah définit, de cette façon, la signification profonde de ces plaies, ou même, plus généralement, des punitions. Celles-ci ont pour objet d'apporter l'élévation à l'homme, de l'affiner et de le conduire vers une situation morale plus haute, meilleurs ( puisque elles font disparaître de l’âme la trace de la faute ). Chaque punition, même la plus grave, est destinée à "ensemencer" en l'homme une existence nouvelle, à faire de lui une créature neuve, plus pure.

lundi 5 avril 2021

Vision De La Paracha - Comme avant la faute

Paracha Chemini
Lévitique 9, 1 - 11, 47



Le verset Chemini 9,2 dit : "un veau du menu bétail pour l'expiation (sacrifice offert par Aharon)" Rachi explique : " afin d’établir que hachem lui accorde l'expiation, grâce à ce veau, pour le veau qu'il a fait (le veau d'or)". On peut, cependant, s'interroger, sur cette affirmation, car, pendant les jours d'inauguration du sanctuaire, Aharon avait déjà offert un sacrifice destiné à expier la faute du veau d'or, comme l'indiquaient le verset Tesvavé 29, 14. Pourquoi donc un sacrifice supplémentaire lui fut-il nécessaire dans le même but ?

Le Tanya explique, au chapitre 4 d'Iguéret Ha Techouva, qu'une expiation présente deux aspects :
1) Elle apporte, tout d'abord, le rachat de la faute.
2) Elle permet, en outre, à celui qui l'a commise dêtre agréé et chéri par hachem, comme avant la faute.

Ceci peut être comparé à un homme qui a mal agi envers le roi et qui, après avoir lui avoir présenté ses excuses et avoir obtenu son pardon, lui envoie un cadeau, afin d'être agréé et chéri par lui, comme il l'était avant d'avoir mal agi.

lundi 22 mars 2021

Brèves explications sur la Haggada

On lit tous la Haggada le soir du seder et afin d'en comprendre le sens des grandes étapes qui la compose Voici quelques brèves explications :

Ma Nishtana : les questions des enfants vont susciter le récit. On mets en éveil leur curiosité. 

'Avadim Hayénou : nous faisons la Haggada parce que Dieu nous a délivrés d'Egypte et nous a ordonné d'en faire le récit.

Maassé be-Rabbi Eliezer : même si on connaît cette histoire par coeur, on a quand même l'obligation d'en faire le récit, parce que son réservoir de sens est infini.

Les 4 fils : il faut adapter le récit en fonction de la réceptivité de chacun. 

Mitehilla 'Ovdei 'Avoda zara : on resitue la Sortie d'Egypte dans le plan divin concernant l'histoire universelle

Arami oved avi : dans cette perspective, la Sortie d'Egypte est le passage obligé de l'exil (chez Lavan l'Araméen) à la rédemption et l'entrée en Terre d'Israël, représentée par l'offrande des premiers fruits à l'occasion de laquelle on récite le texte du Deutéronome qui va fournir le noyau de la Haggada

Ensuite on analyse ce texte du Deutéronome en l'éclairant par les textes de l'Exode et des traditions midrashiques, en mettant ainsi en oeuvre ce commandement de déployer à l'infini le récit de la Sortie d'Egypte.

La description de l'esclavage conduit à la description des Dix Plaies.

Ensuite, un passage midrashique amplifie ces plaies au moment du passage de la mer Rouge. 

Dayyénou : On inscrit cette délivrance miraculeuse dans la série des miracles dont Dieu nous a gratifiés.

Rabban Gamliel : Le récit proprement dit achevé, on énonce rituellement les éléments centraux du seder : pessah, matsa et maror

Lefikhakh anahnou hayyevim: On conclut en disant que tout cela nous oblige à remercier Dieu, et pour cela on lit le Hallel (ou plutôt sa première moitié, la seconde sera lue après le repas).


Autre point qui engendre beaucoup de confusion : quand couvre-t-on les matsot et quand les découvre-t-on ? 

Les matsot doivent être découvertes quand on fait le récit de la Sortie d'Egypte, comme le dit la Haggada elle-même : "L'obligation de faire ce récit est liée au fait qu'on a les matsot posées devant soi". 

En revanche, quand on prend de la hauteur par rapport à cet événement pour célébrer plus généralement l'action de Dieu dans l'histoire, alors on lève le verre de vin (symbole de la Présence et de la Puissance divines) et on couvre les matsot. 

Cela a lieu à deux moments: quand on dit ve-hi she-'amda, avant le récit proprement dit, et à Lefikhakh anahnou hayyevim,  à la fin du récit.


dimanche 14 mars 2021

Veille de Pessah qui tombe chabbat - que faire ?

 *Comment agir, cette année, lorsque la veille de Pessa’h tombe un Chabbat ?*

- Le jeûne des premiers-nés est avancé au jeudi 12 Nissan (25 mars 2021). Les premiers-nés essaient de se rendre quittes du jeûne en assistant à un Siyoum d’un traité talmudique ou en écoutant un Siyoum par téléphone.


- *On recherche le ‘Hamets* (levain) à la lumière de la bougie *jeudi soir 25 mars à partir de 19h 50* (horaire en Ile-de-France).


- *On brûle le ‘Hamets vendredi 26 mars avant 11h 45.*


- Vendredi après-midi, on peut encore se couper les ongles et les cheveux ainsi que procéder aux lessives et au repassage.


- On aura préparé la maison avant vendredi matin et la cuisine sera entièrement cachère pour Pessa’h.


- A partir de vendredi matin, la vente du ‘Hamets devient effective et on ne peut plus rien ajouter dans les placards ou pièces vendues.


- *Vendredi avant 18h54*, les femmes et jeunes filles allumeront les bougies de Chabbat et ajouteront une bougie de 48 heures (afin d’allumer les bougies de samedi soir 27 mars et dimanche soir 28 mars).


- On aura gardé des ‘Hallot pour les repas de vendredi soir et Chabbat matin mais on les mangera *(samedi avant 10h45)* de façon à ce qu’aucune miette de ‘Hamets ne touche la vaisselle de Pessa’h Le ‘Hamets qui resterait samedi sera émietté et éliminé dans les toilettes *avant 11h45*.


- *Chabbat (samedi) matin*, l’office à la synagogue commence très tôt de façon à ce que les fidèles puissent rentrer chez eux, procéder au Kiddouch et *manger le ‘Hamets avant 10h45*.


- *Samedi 27 mars, à partir de 20h 02*, les femmes et jeunes filles allumeront les bougies de la fête. *On peut commencer le Séder*. 


- Samedi soir, il y aura le changement d’heure en France. Il sera cependant interdit de changer l’heure des montres jusqu’à lundi soir 29 mars après 21h05 (heure à partir de laquelle on peut procéder à la Havdala).


Vision De La Parachan : Un appel affectueux

Paracha Vayikra
Lévitique 1, 1 - 5, 26


Le premier verset, introduisant le livre de Vayikra dit : "Et, il appela Moché". Rachi explique : "Toutes les paroles, tous les propos, toutes les injonction de la torah sont précédés par cet appel, qui est un terme affectueux.

Cet "appel affectueux" souligne, en effet, l'estime, l'amour de Hachem pour les enfants d’Israël, y compris pour ceux qui n'avancent pas encore sur la voie de la Torah, ou même qui ont transgressé ses commandement, ce qu'à D.ieu ne plaise.

mardi 9 mars 2021

Vision De La Paracha





Pracha Vayakhel-Pekoudei
Exode 35, 1 - 40, 38



 Moïse rassemble le peuple et renouvelle le commandement d’observer le Chabbat : « durant six jours le travail sera fait et le septième jour sera saint pour vous, un repos complet pour l’Eternel ». Il transmet alors les instructions divines concernant l’édification du Tabernacle.

Le peuple donne en abondance les matériaux nécessaires. Moïse doit faire proclamer dans le camp qu’on cesse d’apporter des dons.

Une équipe d’artisans au cœur inspiré construit le Tabernacle et fabrique ses ustensiles (comme déjà détaillé dans les précédentes sections hebdomadaires, Térouma, Tetsavé et Ki Tissa) : les tentures attachées par des agrafes d’or, des poutres en bois de chittim recouvertes d’or et leurs socles d’argent, le Paro’het (le Rideau) séparant les deux chambres du Sanctuaire, le Masa’h (le voile) à l’entrée de la Tente ; et l’Arche avec les chérubins, la Table recouverte d’or et sa bordure en or, le Chandelier à sept branches et son huile, l’Autel des encens, l’Huile d’Onction et l’Autel des sacrifices, la cuve et son piédestal faite avec les miroirs de cuivre apportés par les femmes.

Sur l’ordre de Moïse, le compte de l’or, de l’argent et du cuivre donné par le peuple pour la construction du Tabernacle est établi. Betsalel, Aholiab et leurs assistants façonnent les huit vêtements sacerdotaux - le tablier, le pectoral, le manteau, le diadème, le turban, la tunique, la ceinture et le pantalon - suivant les instructions reçues par Moïse dans la paracha de Tetsavé.

Les éléments qui le composent étant achevés, ils sont apportés à Moïse qui érige Tabernacle et le consacre en lui apposant l’huile d’onction ainsi qu’à ses ustensiles. Il initie Aaron et ses quatre fils dans le prêtrise, les revêtant de leurs habits et en les oignant.

Alors, « la nuée couvrit la tente d’assignation et la gloire de l’Eternel emplit le Tabernacle ».

Cette Paracha conclut le livre de l'Exode, Sefer Chemot, le second livre de la Torah.

dimanche 28 février 2021

Vision De La Paracha

Parachat KI-TISSA

Exode 30, 11 – 34, 35


Dans la sidra de cette semaine, Ki Tissa, nous apprenons qu'après 40 jours et 40 nuits passées au Mont Sinaï avec H', Moché redescend apporter les Tables de l'Alliance. Il faut bien s'imaginer la situation de Moché, au plus près de la divinité, occupé à s'instruire de la Torah et la retranscrire. Comment réagir en descendant auprès des Bnei Israel, lorsqu'il les voit autour de l'idole du veau d'or ! Moché s'apprête à transmettre le plus beau cadeau de l'histoire à des enfants qui à ce point se rabaisseraient à l'idolâtrie. Comment peut-il dans ces conditions contenir son désarroi, brisant son envie de transmettre les Tables en les brisant elles-mêmes. Un instant plus tard, Moché regrette son acte, mais les Tables sont définitivement brisées, plongeant Moché et tout le peuple avec lui dans la plus grande amertume. La brisure des Tables introduit une telle brisure intérieure, que H' console Moché Rabbeinou. « Ne sois pas accablé. Les premières Tables ne contenaient que les Dix Paroles, mais celles que je m'apprête à te donner [les secondes] auront une plus grande valeur. Le peuple Juif recevra avec elles les Hala'hot (lois), le Midrash et la Agada, ainsi que toute la Torah orale ».
Comment comprendre alors que les secondes Tables de la Loi, issues de la brisure, possédaient un caractère supérieur aux premières et furent ainsi « un double don de sagesse de la Torah » (guemara Nedarim 22b) ?

dimanche 21 février 2021

Vision De La Paracha


Parachat Tetsavé
Exode 27, 20 - 30, 10



D.ieu commande à Moïse de recevoir des Enfants d’Israël de l’huile d’olive pure pour alimenter la « flamme perpétuelle » de la Ménorah, que Aharon devra allumer chaque jour, « du soir jusqu’au matin ».

Les vêtements sacerdotaux que les Cohanim (prêtres) devaient porter lors de leur service dans le sanctuaire sont décrits. Tous les Cohanim portaient : 1. la ketonet – une tunique de lin, 2. les mikhnassayim – pantalons de lin,  3. la mitsnefet ou migbaat – un turban de lin, 4. la avnet – une longue ceinture portée au dessus de la taille.

En plus de ces habits, le Cohen Gadol (le « grand prêtre ») portait : 5. le efod – une sorte de tablier, tissé de fils laine et de lin teints d’azur, de pourpre et d’écarlate et de fils d’or, 6. le ‘hochen – un pectoral comportant douze pierres précieuses gravées aux noms des douze tribus d’Israël, 7. le mé’il – une cape de laine bleue, avec des clochettes et or et des ornements en forme de grenade à sa lisière, 8. le tsits – une plaque d’or portée sur le front comportant l’inscription « Saint pour D.ieu ».