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mardi 1 septembre 2015

Vision De La Paracha

Paracha Ki Tavo

Deutéronome 26, 1 - 29, 8



Le verset (ki tavo 26 ,1) dit : "Et tu sera, lorsque tu viendras dans le pays que l’Éternel ton d... te donne en héritage, tu en hériteras et tu t'y intalllera". Commentant ce verset, Rachi explique "et, ce sera, lorsque tu viendras, tu en hériteras et tu t'y installeras : cela veut dire qu'ils furent astreints à apporter des prémices ( premier fruit ) uniquement après la conquête du pays et son partage (7 années de conquête et 7 années de partage - la mitsva des prémices commença donc 14 ans après l'entrée en terre sainte ) ". En revanche, le Sifri (au paragraphe 297), précise "et, ce sera, lorsque tu viendras dans le pays : l'expression -et, ce sera- fait allusion à ce qui est immédiat ( que la mitsva s'appliqua non pas 14 ans après l'entrée en terre sainte mais immédiatement ).


Le contenu central de la mitsva des prémices est l'action de grâce, l'éloge du saint béni soit-il (de la part de agriculteur qui observe la bénediction de d... ). Celui qui les apporte se tien devant d... dans le sanctuaire (puis dans le temple) et il proclame sa louange, à haute voix, pour tout le bien qu'il a prodigué.

Quand la mitsva des prémices commença-t-elle à s'appliquer ? Il y a une controverse, à ce sujet. Un avis (retenu par le Sifri) considère qu'ils en furent tenus dès l'entrée en terre sainte, alors que, selon un second avis (celui présenté par Rachi), ils apportèrent des prémices seulement après la conquête du pays et son partage.

Nos sages disent, à propos d'une controverse que : " l'un et l'autre expriment l'avis du d... de vie et sont partie intégrante de la torah et doivent être étudier conjointement ( même si un seul avis est retenue par la Hala'ha )". En effet, chacun des deux avis trouve sa place, dans l'existence morale d'un juif. En l'occurrence, chacun doit rendre grâce au Créateur du monde, au jour le jour pour les bienfaits qu'il nous prodigue au quotidien, et la mitsva des prémices indique qu'il y a deux façon de le faire.

Chaque matin, un juif se réveille et dès qu'il ouvre les yeux, il remercie d... de lui avoir restitué son âme. Avant même de se laver les mains, avant d'avoir médité et d'être parvenu à l’évidence logique qu'il lui faut rendre grâce à d..., il exprime la foi intègre et pure qui est implanté en son âme. Dès son réveil, il proclame avec enthousiasme modé ani "je te rend grâce, roi qui vis et existe...", de la manière dont il aurait apporté des prémices, immédiatement après son entrée en terre sainte.

Puis, dans la suite de la matinée, ce même juif se prépare à la prière du matin (cha'harit). Dès lors, il médite profondément à la grandeur de d... et il réfléchit à la petitesse de l'homme. A l'issue de cette réflexion, il commence sa prière par les mots "houdou lachem - louez l'Eternel" et il proclame ainsi l'éloge de d... (comme on l'aurait fait en offrant les prémices).

Une telle action de grâce n'est pas spontanée ( à la différence de celle du lever ). Elle est pensée et réfléchie, prévue et organisée. Elle est donc comparable aux prémices qui sont offerts après l'installation en terre sainte et l'organisation de la vie dans ce pays .



    

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