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lundi 22 mars 2021

Brèves explications sur la Haggada

On lit tous la Haggada le soir du seder et afin d'en comprendre le sens des grandes étapes qui la compose Voici quelques brèves explications :

Ma Nishtana : les questions des enfants vont susciter le récit. On mets en éveil leur curiosité. 

'Avadim Hayénou : nous faisons la Haggada parce que Dieu nous a délivrés d'Egypte et nous a ordonné d'en faire le récit.

Maassé be-Rabbi Eliezer : même si on connaît cette histoire par coeur, on a quand même l'obligation d'en faire le récit, parce que son réservoir de sens est infini.

Les 4 fils : il faut adapter le récit en fonction de la réceptivité de chacun. 

Mitehilla 'Ovdei 'Avoda zara : on resitue la Sortie d'Egypte dans le plan divin concernant l'histoire universelle

Arami oved avi : dans cette perspective, la Sortie d'Egypte est le passage obligé de l'exil (chez Lavan l'Araméen) à la rédemption et l'entrée en Terre d'Israël, représentée par l'offrande des premiers fruits à l'occasion de laquelle on récite le texte du Deutéronome qui va fournir le noyau de la Haggada

Ensuite on analyse ce texte du Deutéronome en l'éclairant par les textes de l'Exode et des traditions midrashiques, en mettant ainsi en oeuvre ce commandement de déployer à l'infini le récit de la Sortie d'Egypte.

La description de l'esclavage conduit à la description des Dix Plaies.

Ensuite, un passage midrashique amplifie ces plaies au moment du passage de la mer Rouge. 

Dayyénou : On inscrit cette délivrance miraculeuse dans la série des miracles dont Dieu nous a gratifiés.

Rabban Gamliel : Le récit proprement dit achevé, on énonce rituellement les éléments centraux du seder : pessah, matsa et maror

Lefikhakh anahnou hayyevim: On conclut en disant que tout cela nous oblige à remercier Dieu, et pour cela on lit le Hallel (ou plutôt sa première moitié, la seconde sera lue après le repas).


Autre point qui engendre beaucoup de confusion : quand couvre-t-on les matsot et quand les découvre-t-on ? 

Les matsot doivent être découvertes quand on fait le récit de la Sortie d'Egypte, comme le dit la Haggada elle-même : "L'obligation de faire ce récit est liée au fait qu'on a les matsot posées devant soi". 

En revanche, quand on prend de la hauteur par rapport à cet événement pour célébrer plus généralement l'action de Dieu dans l'histoire, alors on lève le verre de vin (symbole de la Présence et de la Puissance divines) et on couvre les matsot. 

Cela a lieu à deux moments: quand on dit ve-hi she-'amda, avant le récit proprement dit, et à Lefikhakh anahnou hayyevim,  à la fin du récit.


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