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mercredi 5 octobre 2016

Discours du président du Ccjn à Rosh Hachana 5777


Chers amis et membres du CCJN,

Pour chaque famille une nouvelle année s’achève et avec elle, ses souvenirs, ses joies, ses rires, ses anecdotes, et parfois ses moments de tristesse.

Pour notre communauté, l’année s’achève aussi avec ses souvenirs, ses joies, ses rires, ses anecdotes et parfois ses moments de tristesse.

En participant à la vie de la communauté, chacun d’entre nous multiplie le nombre de moments de joie mais aussi de peine, qu’il partage avec chacune des familles qui la compose.

Mais dans la mesure où, statistiquement, dans une communauté, il y a plus d’évènements heureux que tristes, la phrase du « célèbre philosophe Gérard Jugnot » : « le rire, c’est comme les essuie-glaces, ils permettent d'avancer même s'ils n’arrêtent pas la pluie » s’applique à une communauté quelle qu’elle soit.

C’est pourquoi en ce premier jour de Roch Hachana je voudrais que nous nous remémorions ensemble quelques-uns de nos meilleurs souvenirs de rires et de joies avant de rendre hommage à nos chers disparus de l’année 5776.


Souvenirs de rires que vous pourrez retrouver sur Facebook, en photos et en vidéos, grâce à notre Rabbin et Laurent Perez, nos reporters officiels.

Ces souvenirs de rires et de joies de l’année 5776, aurions-nous pu les vivre…

Sans vous, sans vos rires, sans vos sourires, sans vos idées, sans votre présence régulière à nos évènements, sans vos chants lors de nos offices, sans votre solidarité et surtout bien sûr sans vos dons, tant appréciés par notre trésorier bien aimé…

Aurions-nous pu faire une fête de Pourim aussi mémorable sans la célèbre pancarte « Ma femme est marocaine », ni le super applaudimètre de Jacques (qui n’a jamais réellement fonctionné !)

Aurions-nous pu réaliser le super Euro 2016 du CCJN sans le concours de tirs au but les yeux fermés et le tee-shirt n°10 du Miniane, imaginé par Arlette et Jérémy, son fils.

Aurions-nous pu faire faire un « vrai barbecue » à Lag Baomer autour d’un feu de bois, totalement virtuel sur grand écran.  Nous avions le son, l’image et même une odeur, non pas de braise, mais de charbon de bois...

Aurions-nous pu chanter l’Hatikva sans les deux grandes vedettes venues au CCJN pour l’occasion, Jacques l’inventeur, devenu pour un soir Jacques le clarinettiste, accompagné du plus grand clarinettiste de notre synagogue (1m 90) dit « Thierry le grand », grand, tant par la taille que par son talent.

Aurions-nous pu vivre une soirée de Yom Hashoa aussi émouvante sans une communauté citant ensemble, les 37 noms des Déportés de Nanterre, avant la projection d’un film « dur » mais plein d’espoirs, déniché on ne sait où, par la famille Baloul.

Aurions-nous pu philosopher tous ensemble, autour de Spinoza et de Maimonide, tout en mangeant les bons gâteaux de la grande Elsa (Lalou), d’Eden, d’Avichaï, et de la petite Elsa (Zemmour), lors du célèbre concours « Master Cake Junior ».

Aurions-nous pu faire les repas sympathiques du samedi midi sans notre cuisinière fétiche, Marie-Thérèse (aussi dénommée Martine), et ses coéquipières, Sarah, Dominique, Arlette, Elisabeth etc…

Aurions-nous pu vivre des Séoudat chélichit aussi animées, sans les enseignements de notre rabbin, ponctués d’incessantes et intéressantes questions d’Henri et de ses histoires drôles.

Enfin, aurions-pu être complétement heureux cette année sans l’arrivée dans notre communauté du petit Yoah, des petites Emma et Raphaëlle, sans la Bat Mitzva d’Eden et sans le mariage d’Anne-Claire et Dan.

La réponse est bien sûr… Non.

Et si l’an dernier j’avais cité la phase d’Einstein :« La vie c'est comme la bicyclette : Il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. » Et bien on ne peut pas dire que, les évènements tristes que nous avons vécus cette année, nous aient fait perdre l’équilibre, bien au contraire.

Je pense à notre doyen Victor, qui nous regarde de là-haut avec son sourire permanent et son enthousiasme sans faille pour la communauté de Nanterre.

Je pense à Laura qui malgré la fatalité qui l’a touchée, se bat tous les jours, pour avoir le plaisir de revenir dans sa communauté.

Je pense à Jacques qui nous est revenu saint et sauf avec un enthousiasme intact, et aussi avec une nouvelle scie circulaire mais beaucoup moins agressive, enfin j’espère !

Je pense aussi à ces centaines d’innocents qui ont perdu la vie en novembre et en juillet, à cause d’un fanatisme venu d’un autre temps.

Sans oublier cette fin d’année 5776, douloureuse pour le peuple juif… avec la disparition de trois grandes figures : Notre ancien grand rabbin de France, le Rav hagaon Joseph Haim SITRUK et parrain de notre synagogue Elie WIESEL, Ecrivain Philosophe, et Shimon PEREZ, ancien président de l’Etat d’Israël, un des derniers fondateurs de l’Etat d’Israël….

Alors au nom du comité du CCJN, du Rabbin et de son épouse qui ont fait vivre la communauté au cours de cette année 5776, permettez-moi d’être optimiste pour la nouvelle année en vous souhaitant :
Une année 5777 pleine de sourires, pour chasser la tristesse,
Une année 5777 pleine d’audace, pour que les choses ne restent jamais en place,
Une année 5777 pleine de confiance, pour faire disparaître les doutes,
Une année 5777 pleine de gourmandises, pour croquer la vie à pleines dents,
Une année 5777 pleine de réconfort, pour adoucir les jours difficiles,
Une année 5777 pleine d’arcs en ciel, pour colorer les idées noires,
Une année 5777 pleine de courage, pour continuer à avancer !
Et dans la mesure où la somme des chiffres de l’année 5777 fait 26 (le nom de Dieu..), j’espère vivement, que cette année sera heureuse et bienveillante pour notre communauté, c’est pourquoi je conclurai par deux phrases que nous lisons dans la prière d’Arvit de Roch Hachana :

Que l’année 5776 se termine avec ses malédictions… Amen

 Que l’année 5777 commence avec ses bénédictions... Amen

Chana Tova oumetouka lekoulam
Erik Habib

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