
Infos CCJN
Identification
Israël
Culture
Liens
Musique
Citation du jour
| Discours lors de la première rencontre inter-communautaire de Nanterre |
|
|
|
| Écrit par Paul S. |
|
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le Président du Consistoire Central, Monsieur le Recteur des Mosquées des Hauts de Seine, Madame la Présidente, Messieurs les représentants du cultes catholique, protestant, musulman et israélite, Mesdames et Messieurs, Mes chers amis, Le 11 novembre dernier, j’avais émis le souhait lors de notre réunion annuelle à l’Agora, que nous ayons tous, la volonté d’organiser un événement qui réunirait l’ensemble des familles de pensée de Nanterre. Après de nombreuses et fructueuses réunions de travail à la synagogue de Nanterre, à l’église Sainte Geneviève et à la Mosquée Abdelkader, je dois vous dire que je suis très heureux de vous voir si nombreux aujourd’hui. Alors, avant tout, je veux vous dire merci, à vous nanterriens et nanterriennes, en mon nom mais également au nom de tous les organisateurs de cette Première Rencontre Intercommunautaire.
Le succès de cet événement dépendait d’abord de votre mobilisation. Mais avant je tiens à présenter cette rencontre non pas comme interreligieuse mais plutôt comme une rencontre intercommunautaire. Elle constitue le début d’une action en profondeur afin de démontrer qu’entre personnes de bonne volonté, de culture et traditions différentes, le courant peut passer. Mais sans plus tarder, je voudrais remercier pour leur implication dans ce projet le Cheikh Boudjedi et MM. Rachid Abdouni, Philippe Bedin, Missoum Chaoui, Dominique Doyhenart, Ilan Fitoussi, Abdlhadi Ghenoumi, Franck Javary, Georges Mary, Jean Roques et Jean-Pierre Zang. Mais je me dois de préciser combien la municipalité, au premier rang duquel se trouve notre Maire, M. Patrick Jarry et notre maire adjointe, Mme Ghislaine Quilin, nous a soutenu sans retenue et nous a aidé à organiser ici même ce premier rassemblement des grandes familles spirituelles de notre ville.
La Communauté juive de Nanterre dont j’ai le plaisir, la fierté et l’honneur de diriger depuis 1993, n’attend pas de grandir pour avoir des idées novatrices. Elle est pour l’instant, une petite communauté juive d’Ile-de-France. Mais c’est une communauté ô combien motivée et mobilisée pour pratiquer le judaïsme, avide de connaissances talmudiques, ouverte et attentive envers les autres composantes de la Ville et toujours prête à relever des défis depuis plus de 15 ans. Celui-là en est un. Un des espoirs que je formule à la suite de cette première rencontre est de voir se renouveler partout en France ce genre d’initiatives. Et là, je sais pouvoir faire confiance à M. Joël Mergui, Président du Consistoire Central de France qui a toujours soutenu nos initiatives. Il nous fait l’amitié et l’honneur d’être parmi nous ce soir et nul doute qu’il saura transmettre notre message pour faire naître en France des synergies et des initiatives allant dans le bon sens. À Nanterre, forts de nos diversités, nous désirons affirmer notre volonté commune de respect, de tolérance et de dialogue dans notre Ville. L’enseignement et le désir du « Vivre ensemble », cher à M. Jarry, tournés vers un avenir intercommunautaire de confiance et de progrès est l’un nos buts principaux. Les religions monothéistes nous enseignent le spirituel dans le divin. Mais sous couvert de liberté religieuse, on en arrive trop souvent à contester les lois de notre République et les principes de la laïcité à la française. Notre République, chère à nos cœurs, impose la tolérance pour vivre ensemble. Elle nous invite également à la coexistence harmonieuse des différences religieuses qui la compose. Le Grand rabbin Joseph Haïm Sitruk a donné un sens à la laïcité en disant un jour : « la laïcité n'est pas autre chose que cette reconnaissance de la liberté culturelle et religieuse des différentes communautés ». Sans tolérance, sans reconnaissance, point de vie commune. Pour que notre jeunesse ne soit pas exposée aux vents mauvais qui la divisent et dressent nos jeunes, les uns contre les autres, nous sommes aujourd’hui les garants de cette stabilité intergénérationnelle. Dans ce monde qui évolue, où les frontières ne représentent souvent qu’un trait sur une carte de géographie, où les échanges croissent à la vitesse de nos envies, nous devons multiplier des rencontres de ce type, interconfessionnelles ou intercommunautaires. La ville de Nanterre est à l’image de la République française : riche de sa diversité. C’est une richesse que d’autres pourraient nous envier. C’est une diversité assumée qui est au cœur même de notre identité. Mais des événements extérieurs viennent trop souvent polluer ces dialogues salvateurs. Chacun de nous ici ne connaît que trop bien ces facteurs de tension, porteurs de tant d’inquiétude pour les uns et pour les autres :
C’est dans cette république, que je qualifierai « des lumières », où finalement, après les guerres de religions qui ont ensanglanté le royaume de France, qu’à la révolution une place a été faite aux protestants.
C’est dans cette république « des lumières » que s’est enracinée une tradition juive vieille de près de deux millénaires.
Et enfin, c’est dans cette république « des lumières » qu’une place à part entière est faite aux musulmans qui font désormais partie intégrante de la nation française.
Nous devons nous sentir fiers d’appartenir à une nation, militant de toujours, pour la justice, la paix et les droits de l’homme. Aussi, c’est avec conviction que nous, qui sommes à l’origine de ce premier rassemblement nous disons humblement mais fortement : STOP ! Nous n’acceptons pas d’envisager une société où le communautarisme prendrait le dessus. Nous pensons qu’il ne suffit pas d’entendre, il faut comprendre ; IL FAUT NOUS COMPRENDRE. Comment parvenir à nous comprendre si nos cœurs restent imperméables aux mots qui sortent de nos bouches. Alors bâtissons ici même ce minuscule abri qui deviendra, j’en suis convaincu, la maison du rapprochement et du dialogue.
La Maison de la Paix. Dar el Salam. Shalom HaBaït.
Pour finir, sachez chers amis, qu’au fronteau d’un grand nombre de nos synagogues, dont celle de Strasbourg, nous lisons ceci : « Ni par la force ni par la violence, mais par mon inspiration, a dit l’Eternel (Zacharie chapitre IV, verset 6). » Vous l’aurez compris, notre objectif, l’objectif de « MIEUX SE CONNAITRE POUR MIEUX VIVRE ENSEMBLE » est d’ouvrir tous les esprits pour toucher tous les cœurs. Je vous remercie.
|
Evénements du mois
| Juin 2010 |
|
RDV hebdo
| Rendez-vous hebdomadaires |
| Retrouvez nous, tout au long de la semaine, au CCJN |
|








L’intitulé volontairement ambitieux « Mieux se connaître pour mieux vivre ensemble », porte à lui seul le message et l’espoir qui sont les nôtres.


